Welcome to Singapore lah !
Welcome to Singapor lah !
phrase: lah. Intraduisible et omniprésent, il résume parfaitement l’expérience singapourienne,
un mélange subtil de cultures, de codes à apprivoiser et cette impression étrange d’être à la fois
totalement dépaysée et déjà chez soi.
University of Singapore (NUS), et je souhaitais vous partager un petit aperçu de cette aventure,
entre exigences académiques, découvertes culturelles et voyages à travers l’Asie.
Dès l’arrivée, Singapour s’impose. La chaleur humide s’installe instantanément, tout comme le
sentiment d’une organisation millimétrée. Le passage à l’immigration est d’une fluidité
déconcertante, un simple scan du passeport, un « Welcome home » à l’écran... et voilà,
Singapour devient mon nouveau chez moi. Derrière une apparence ultra-moderne, de grands
buildings et jardins bien taillés, la ville révèle rapidement une richesse culturelle fascinante,
mêlant influences malaises, chinoises, indiennes et occidentales.
Sur le plan académique, le LL.M. à NUS est à la hauteur de sa réputation. Les cours sont
exigeants, profondément internationaux et dispensés par des professeurs de renom.
Les échanges en classe, nourris par des étudiants et professeurs venus du monde entier, offrent une
diversité de points de vue juridiques et culturels très stimulante. La participation orale est
centrale et l’esprit critique constamment sollicité. Ici, le droit s’analyse toujours dans une
perspective globale.
Mais NUS, c’est bien plus que des cours. C’est une véritable ville dans la ville, on y retrouve
absolument tout, associations étudiantes, supermarchés, cafés, infrastructures sportives à n’en
plus finir, hawker centers et espaces verts. La vie étudiante y est intense, portée par des échanges
culturels exceptionnels. Les amitiés qui s’y créent, les discussions et les moments partagés font
pleinement partie de l’expérience.

( Campus « U Town » NUS) (Campus « Bukit Timah» NUS)
Singapour est aussi un point de départ idéal pour explorer l’Asie du Sud-Est. En quelques mois,
j’ai déjà pu découvrir la Malaisie, l’Indonésie ou encore le Vietnam, et ce n’est que le début.
Ces escapades, faciles et abordables, viennent enrichir parfaitement l’expérience LL.M.
Impossible enfin de parler de Singapour sans évoquer la nourriture. Le chicken rice, les kaya
toasts ou encore les Kopi-C-Kosong rythment le quotidien et deviennent rapidement des
habitudes auxquelles on s’attache. Le sport, lui, se pratique sous 30 degrés et une forte humidité,
mais courir au pied de Marina Bay ou autour de la réserve MacRitchie a quelque chose de
singulier. Ces activités que l’on fait au lever ou au coucher du soleil avec ses amis, afin d’éviter
la chaleur ont déjà un goût de nostalgie.
Singapour n’est cependant pas exempte de critiques. Ici, tout est très cadré : rien ne dépasse,
tout est organisé, réglementé, maîtrisé. Cette rigueur est rassurante, mais elle peut parfois laisser
un sentiment de manque, un manque de spontanéité, de désordre, d’imprévus auxquels nous
sommes peut-être plus habitués ailleurs. Certains quartiers, comme Geylang, offrent un visage
plus brut et plus naturel de Singapour. Mais même là, la discipline ambiante se fait sentir. Ce
pays si souvent présenté comme exemplaire laisse aussi entrevoir des réalités plus complexes,
notamment à travers la sévérité de son cadre institutionnel et les exigences très élevées qui
structurent la vie sociale. La pression immense et la compétition constante auxquelles sont
soumis les Singapouriens dès le plus jeune âge en sont une illustration frappante. Cette charge
mentale de la réussite et ces attentes sociales très fortes suscitent de nombreuses discussions et
interrogations, en particulier dans un environnement universitaire aussi international que celui
de NUS.
Malgré tout, aujourd’hui, quand je termine mes phrases par lah, que je me déplace en MRT
sans y penser et que certaines saveurs me manquent déjà à l’idée de rentrer en France, je réalise
à quel point Singapour a pris une place particulière dans mon quotidien.
Bref, je ne veux tout simplement plus en repartir, alors...
Welcome to Singapore lah!
Marie-Amélie RAGOT





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